19634455Je vous ai choisi l'affiche avec fond jaune car c'est je trouve la plus rétro (il y avait aussi rouge ou blanc, plus banal...) et que que le jaune connaît un désamour que je ne comprends pas.
Mais revenons à ce bon George VI et ce qui est au centre du film : un bégaiement tout à fait incompatible avec une fonction royale et la prise de parole qu'elle demande.
C'est un film de construction classique mais qui décrit avec un humanisme teinté d'une certaine malice la rencontre de deux univers on ne peut plus différents : Colin Firth en duc d'York, prisonnier des conventions et de sa parole, Geoffrey Rush en orthophoniste atypique peut impressionné par le sang-bleu de son royal patient.
Avec une mention spéciale à Helen Bonham-Carter, que j'ai eu plaisir à retrouver en actrice et non pas en folle échevelée comme souvent ces derniers temps.
Il est sûr que ce film ne se démarque pas par son parti pris historique, mais table tout sur la mise en scène d'un détail anecdotique handicapant au sein de la grande Histoire. Ainsi on pourra regretter le traitement rapide de l'utilisation de ce nouveau média qu'est la TSF au moment crucial de la déclaration de la 2ème guerre mondiale, ou encore le traitement on ne peut plus rapide légèrement arrangé des relations de Churchill avec George VI et du positionnement de ce dernier par rapport à l'Allemagne hitlérienne.

Malgré ces remarques, j'ai passé un agréable moment devant le Discours d'un roi alors pourquoi bouder son plaisir ?